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LE SAINT ET TRES-GRAND MONASTERE DE VATOPAIDI – GUIDE DU VISITEUR 5

23 Ιουνίου 2009

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d) La nef centrale

Cette partie du catholicon conserve toute la splendeur et la beauté du style byzantin : un pavement extraordinaire, des colonnes de porphyre, des peintures murales (voir narthex intérieur) et des mosaïques, une grande iconostase en bois sculpté et doré, d’innombrables lampes à huile d’argent ou d’or, et des lustres en argent. Le portail de l’église proprement dite, datant de 1567, œuvre du moine Laurent, fait d’ébène et d’argent, est d’un art raffiné, avec un agencement admirable de dessins décoratifs.

Le revêtement du sol date du Xème siècle et a des marbres incrustés polychromes. Les quatre grands piliers en porphyre de la voûte centrale ont été, d’après la tradition, importés d’Italie. Juste au-dessus des piliers orientaux se trouve, divisée en deux, la représentation, en mosaïque, de l’Annonciation, datant du milieu du siècle.

L’iconostase en bois de chêne sculpté, œuvre de 1788, a remplacé l’ancienne en marbre, dont est conservée une partie, à sa place initiale. Les grandes icônes de l’iconostase, œuvres datant du temps des Paléologues, portent des revêtements en argent doré offerts par le comte Dimitri Nicolayevitch Sérémétieff, en 1857. À chacun des deux piliers orientaux est adossé un présentoir portant des icônes byzantines de premier ordre, celle de la Vierge «Hodigitria» (la Présentatrice) et celle de l’Hospitalité d’Abraham. D’après la tradition, ces icônes proviennent de l’église Sainte-Sophie de Salonique. Sur le trône de gauche (1619) est posée une icône du XIVème siècle, qui représente les Saints Pierre et Paul, offrande du Despote Andronic Paléologue (1421).

De la coupole pend le grand lustre dit «polyéleos» en argent qui supporte de nombreux chandeliers et lampes à huile. Il a été confectionné à Vienne en 1882, en remplacement de l’ancien lustre en bronze, qui est suspendu actuellement au narthex intérieur. Les deux plus petits lustres, offerts par des habitants de l’ile de Santorin, ont été confectionnés à Moscou en 1832.

e) Le sanctuaire

Dans le sanctuaire sont conservés quelques-unes des reliques les plus importantes du Monastère et tout d’abord l’icône de la Vierge Vimatarissa (la Desservante de l’Autel) ou Ktitorissa (la Fondatrice) posée sur un présentoir de marbre qui se trouve derrière l’autel. En face de l’icône, sur l’autel, se dresse la croix de saint Constantin le Grand, et sur sa gauche est entretenue la flamme du cierge dans un étui en argent que saint Savas, le préposé au sanctuaire, avait caché avec l’icône et la croix dans le puits de l’ancien sanctuaire, pour une durée de 70 ans.

Le sanctuaire comprend également plusieurs icônes remarquables et des offrandes de différents personnages. A citer, les vieilles icônes de la Vierge Odighitria (la Présentatrice) et de l’Archange Gabriel, toutes deux du XIVème siècle, ainsi que les petites icônes de la Vierge et du Christ, appelées «ninia», ayant appartenu à l’impératrice Théodora, offrande d’Anne Paléologina Cantacuzène. La relique la plus précieuse du Monastère, c’est indubitablement la Sainte Ceinture de la Vierge, qui est répartie dans trois reliquaires dorés. Parmi les autres reliques précieuses, à citer les deux coffrets de la Passion du Christ, l’un contenant un grand morceau de la Vraie Croix entouré de reliques de saints martyrs des premiers siècles, l’autre une partie du roseau que les soldats romains avaient, par dérision, offert en guise de sceptre royal au Christ avant Sa Crucifixion.

Dans de nombreuses châsses en argent sont gardés environ 200 fragments de saintes reliques. Parmi ces saintes reliques, citons les crânes des saints Jean Chrysostome, Grégoire le Théologien, Jacques le Persan et le grand martyr Mercure, ainsi que des fragments de crânes des saints et saintes Serge, Flore, Pélagie, Théodosie, Aréthas, Théodore le Stratilate et Damien l’Anargyre, du premier-martyr l’Archidiacre Étienne et des saints et saintes Parascève, Marine, Artémus, Grégoire le Décapolite, Procope et Tryphon, l’os frontal de l’ Apôtre André et un fragment de la main droite de la grande martyre Catherine. Est également conservée la relique entière du Bienheureux Eudocime de Vatopaidi, découverte en 1842, pendant la rénovation du cimetière. Dans le sanctuaire sont également conservés les crânes des Patriarches de Constantinople Maxime IV (1491-1497) et Cyprien (1707-1714), ainsi que celle du Patriarche d’Alexandrie saint Gérasime – récemment canonisé – qui sont morts et ont été ensevelis dans le Monastère.