La maison natale de Joseph l'Hésychaste, à Lefkes, dans l'île de Paros.

Dès sa naissance.

Le lieu de naissance de l’Ancien était Paros dans les Cyclades, petite île tranquille et de bonnes mœurs.

Ses parents étaient simples et plutôt pauvres, si bien que les enfants furent obligés à travailler dès leur plus jeune âge, afin d’assurer leur subsistance. Son père, Georges Kottis, ne vécut pas suffisamment longtemps pour pouvoir élever ses enfants jusqu’au bout, chose pas tellement inhabituelle dans les familles pauvres. Encore…Sa mère, Marie, ayant toutes les caractéristiques innées et acquises d’un véritable “homme de Dieu”, voyait très souvent des phénomènes surnaturels et, dans sa simplicité, croyait qu’assurément tout le monde les voyait aussi. Cela survenait en particulier quand elle allait dans les églises, soit pour y suivre les offices, soit plus simplement pour aider à leur entretien.

Quand l’Ancien partit pour se faire moine, sa mère confia à ses proches : « Je le savais qu’il deviendrait moine, dès sa naissance. Quand est né mon Franciscos [François] (c’était son nom dans le monde), et que j’étais encore couchée dans le lit, avec le bébé emmailloté à côté de moi, j’ai vu le toit s’ouvrir et un jeune très beau avec des ailes est descendu. Je ne pouvais presque pas le regarder tellement il brillait. Il arriva à côté de mon bébé et commença à le découvrir, avec l’intention de le prendre.

Je lui dis : “qu’est ce que tu fais, mon bon ? Tu ne vas pas me prendre mon bébé ?” Lui insistait en me disant qu’il était venu pour ça et que c’était la “décision” et, pour le prouver, il me montra un carnet où était écrit l’ordre de prendre le petit de toute façon. Comme je résistais, l’Ange me donna un bijou précieux en forme de croix et me prit le petit.»

Depuis lors, elle croyait que Franciscos allais d’un moment à l’autre suivre le Christ.

Sources : Texte condensé et complété, traduit de l’ouvrage : « L’ancien Joseph l’Hésychaste » du Père Joseph de Vatopaidi (01/07/1921- 01/07/2009), éditions du Monastère de Vatopaidi (en Grec) et extraits condensés de la traduction intégrale d’Yvan Koenig, dans la collection « Épiphanie – Tradition orthodoxe – Grands spirituels orthodoxes du XXème siècle » dirigée par Jean-C1aude Larchet, aux Éditions du Cerf, Paris, 2002.