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Mieux organiser ou faire patience ? – (5) On ne fait qu’un travail à la fois

24 Απριλίου 2010

[Sr. M. :] Oui, je n’ai pas, théoriquement, de conflit avec les autres. Il s’agit de moi-même : j’ai certains travaux, et tous sont des obédiences. Si je me consacre à l’une, que faire des autres ? Là est ma question, beaucoup plus pratiqueEncore…

[Père Sophrony :] Vous savez ce qu’il y a… Je peux parler d’après ce que j’ai moi-même vécu au monastère Saint-Pantéléimon, au Mont Athos. J’avais 14 fonctions ; 7 ou 8 ne prenaient que quelques heures par semaine, mais les autres étaient plus importantes et prenaient plus de temps chaque jour. Et je me plaignis à mon Père spirituel : « Je n’arrive pas à tout faire, j’ai a trop de travail. » – « Dis-toi que tu n’as qu’un seul travail à la fois : à chaque moment tu ne fais pas deux travaux mais un seul » ! Ce fut la réponse à ma question.

Mais il y a plus, on en trouve une trace dans mon livre sur le Starets Silouane. Un diacre, chargé d’organiser et d’inspecter les travaux du monastère, était allé chez l’Higoumène et lui dit : « Il faut faire tel et tel travail, mais il n’y a personne pour le faire. » L’Higoumène répond : « Il faut trouver quelqu’un. » Alors le diacre fait : « Il n’y a que le Père Sophrony. » Quand donc je me suis présenté à l’Higoumène, il me dit : « Père Sophrony, faites cela ; le moment viendra où vous serez Higoumène, et alors vous ne serez plus chargé de ces petits travaux. » Vous comprenez ce qu’il a dit…

Voyez-vous, il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau, mais cela dépend du caractère des gens : il y en a qui peuvent supporter des discussions très vives, d’autres, moines ou moniales, ne peuvent pas supporter qu’on hausse le ton. Comprenez-vous ?

Il est impossible pour nous de régler toutes les affaires. Cette souffrance reste une souffrance personnelle. Mais pour pallier cela, je vous propose de vous réunir quelquefois et de réfléchir ensemble sur ce point-là. A cause de l’estime que nous avons tous pour nos sœurs, elles doivent régler ces choses elles-mêmes.