En FrançaisΘεολογία και ΖωήΟρθόδοξη πίστη

Les deux « monothéismes » 1

20 Φεβρουαρίου 2010

Dieu n’est pas l’objet d’une science, et la théologie se différencie radicalement de la pensée des philosophes : le théologien ne cherche pas Dieu comme on cherche un objet, il est saisi par lui comme on est saisi par une personne. Et c’est parce qu’il a d’abord été trouvé par Dieu, parce que Dieu, pourrait-on dire, est allé le trouver dans la rencontre de la Révélation, qu’il peut ensuite chercher Dieu, comme on cherche de tout son être une présence (donc aussi avec son intelligence). Le Dieu de la théologie est un « Tu », c’est le Dieu vivant de la Bible, l’absolu certes, mais un absolu personnel que l’on tutoie dans la prière.
En dehors de la tradition judéo-chrétienne, la relation « je-tu » entre le fidèle et un Dieu personnel se rencontre aussi. Mais ce Dieu n’est pas alors le Dieu suprême et unique, il n’est qu’un des nombreux personnages divins d’un polythéisme. Le polythéisme n’est en général que l’aspect inférieur d’un monothéisme ; mais l’absolu dans lequel les « dieux » se résorbent n’est jamais personnel. Les « dieux » et même dans l’Inde le dieu « personnel », ne sont que les aspects, les manifestations d’un absolu impersonnel : manifestations aussi contingentes, pour l’Orient non chrétien, que le monde auquel elles font face, et appelé comme lui à s’effacer, à s’absorber dans la pure intériorité, dans la totale identité. Et cette identité ignore l’« autre », engloutit toute relation personnelle.
De même dans la religion de la Grèce antique les dieux devaient se soumettre à une « Nécessité » anonyme et dominatrice. Les philosophes posaient au-dessus de ces dieux non une Personne, mais un univers supérieur de stabilité et de lumière, la sphère de beauté d’un être impersonnel. Ainsi Platon, les Stoïciens et même Aristote. Et le « néo-platonisme » aboutira à une « mystique » de l’absorption qui n’est pas sans rappeler l’Inde.

Dieu n’est pas l’objet d’une science, et la théologie se différencie radicalement de la pensée des philosophes : le théologien ne cherche pas Dieu comme on cherche un objet, il est saisi par lui comme on est saisi par une personne. Et c’est parce qu’il a d’abord été trouvé par Dieu, parce que Dieu, pourrait-on dire, est allé le trouver dans la rencontre de la Révélation, qu’il peut ensuite chercher Dieu, comme on cherche de tout son être une présence (donc aussi avec son intelligence). Le Dieu de la théologie est un « Tu », c’est le Dieu vivant de la Bible, l’absolu certes, mais un absolu personnel que l’on tutoie dans la prière.En dehors de la tradition judéo-chrétienne, la relation « je-tu » entre le fidèle et un Dieu personnel se rencontre aussi. Mais ce Dieu n’est pas alors le Dieu suprême et unique, il n’est qu’un des nombreux personnages divins d’un polythéisme. Le polythéisme n’est en général que l’aspect inférieur d’un monothéisme ; mais l’absolu dans lequel les « dieux » se résorbent n’est jamais personnel. Les « dieux » et même dans l’Inde le dieu « personnel », ne sont que les aspects, les manifestations d’un absolu impersonnel : manifestations aussi contingentes, pour l’Orient non chrétien, que le monde auquel elles font face, et appelé comme lui à s’effacer, à s’absorber dans la pure intériorité, dans la totale identité. Et cette identité ignore l’« autre », engloutit toute relation personnelle.De même dans la religion de la Grèce antique les dieux devaient se soumettre à une « Nécessité » anonyme et dominatrice. Les philosophes posaient au-dessus de ces dieux non une Personne, mais un univers supérieur de stabilité et de lumière, la sphère de beauté d’un être impersonnel. Ainsi Platon, les Stoïciens et même Aristote. Et le « néo-platonisme » aboutira à une « mystique » de l’absorption qui n’est pas sans rappeler l’Inde.

SourcesTextes extraits du périodique « La Vie Spirituelle », éditions du Cerf, Novembre-décembre 1987. 67e année. N° 677. Tome 141

Icônes de Léonide A. Ouspensky et du Moine Grégoire Krug, amis de V. L., extraites de l’ouvrage «L’iconographie de l’église des Trois Saints Hiérarques», Paris 2001.